Voici les questions les plus souvent posées à DMC. Si vous avez d'autres questions, Contactez nous!
Quels sont les principes de la cryobiologie ?
Quels sont les différents types d'échantillons que l'on peut conserver dans l'azote liquide ?
Quelles sont les raisons de conserver dans l'azote liquide et quelle est la durée maximale de conservation ?
Quelles sont les contraintes d'utilisation liées à l'azote liquide ?
De quelle manière sont stockés les échantillons ?
Quels sont les dispositifs de sécurité et de surveillance sur les récipients de stockage ?
Comment peut-on assurer de manière simplifiée la gestion de milliers d'échantillons ?
Comment s'effectue la congélation d'échantillons et quelle en est la durée ?
En cas de panne de courant, les échantillons sont-ils perdus ?
Peut-on conserver les échantillons dans de l'azote en phase gaz ?
Quels sont les moyens pour approvisionner les récipients en azote liquide ?
En cas de perte d'un échantillon au fond du récipient, est-ce possible de le récupérer ?
Quels sont les principes de la cryobiologie ?
Apparue au XVIIIème siècle, la cryobiologie tient ses origines du grec Kryos (froid) et biologos (science de la vie). Cette science qui se situe au carrefour de la physique et de la biologie, étudie le comportement des êtres vivants exposés aux basses températures. Les premières tentatives de congélation de spermatozoïdes ont été effectuées avec de la neige, seule source de froid disponible à l’époque. La neige carbonique, puis l’azote liquide, permettent d’atteindre aujourd’hui des températures de conservation de –79°C et –196°C, respectivement.
Quels sont les différents types d'échantillons que l'on peut conserver dans l'azote liquide ?
Aujourd’hui, les techniques existantes permettent de conserver à très basse température un nombre appréciable de cellules, de tissus, et de très petits organes humains, tels que : vaccins, plantes, suspensions cellulaires, globules rouges, plaquettes, spermatozoïdes, embryons humains, cellules cultivées, moëlle osseuse, cellules souches sanguines, sang de cordon, os, greffon ostéo-articulaire, cartilage, tendons, ligaments, peau, valves cardiaques, vaisseaux, parathyroïdes…. Cependant de réelles difficultés subsistent pour les organismes pluricellulaires (cœur, reins…).
Quelles sont les raisons de conserver dans l'azote liquide et quelle est la durée maximale de conservation ?
Pour la conservation à très long terme, la cryoconservation (stockage dans l’azote liquide à –196°C) est la seule méthode existante. En effet on estime qu’en dessous de –130° toutes les divisons cellulaires ainsi que les processus métaboliques, sont arrêtés. Les échantillons peuvent donc être stockés, sans altérations ni modifications, avec un entretien réduit, pendant des durées théoriquement illimitées.
Quelles sont les contraintes d'utilisation liées à l'azote liquide ?
L’azote existe sous deux formes : gazeuse (constituant de l’air à 78%, oxygène 21%, gaz rares 1%) et liquide (température –196°C). Un litre d’azote liquide correspondant à 691 litres d’azote gazeux. L’azote est dangereux sous ses deux états. L’état gazeux provoque le risque d’anoxie (taux insuffisant d’oxygène dans l’air), tandis que sous forme liquide il peut être à l’origine de graves brûlures cryogéniques. Les récipients contenant de l’azote liquide doivent par ailleurs répondre aux exigences de la réglementation internationale applicable au transport des matières dangereuses par voies terrestre, aérienne ou ferroviaire.
De quelle manière sont stockés les échantillons ?
En fonction de la taille et des caractéristiques des échantillons, ces derniers sont stockés en paillettes, en cryotubes, ou en poches, de différents volumes. Ces éléments de stockage sont par la suite placés dans des aménagements adaptés à leur taille et au récipient de stockage.
Quels sont les dispositifs de sécurité et de surveillance sur les récipients de stockage ?
Les récipients peuvent être équipés de dispositifs qui permettent le contrôle et l'enregistrement de la température et du niveau. Équipés d’alarmes visuelles et sonores, ces dispositifs peuvent être contrôlés à distance par un moyen de télésurveillance.
Comment peut-on assurer de manière simplifiée la gestion de milliers d'échantillons ?
La cryoconservation étant une science en pleine expansion, le nombre d’échantillons à conserver est constamment en croissance (le RCB1001 peut accueillir jusqu’à plus de 920 000 paillettes !). A cet égard, nous avons développé le COOLBASE, un logiciel convivial de gestion des produits stockés permettant de définir, visualiser, ranger et retrouver tous vos échantillons avec une parfaite traçabilité et sécurité d’utilisation.
Comment s'effectue la congélation d'échantillons et quelle en est la durée ?
La congélation d’échantillons s’effectue par seuils suivant un protocole préalablement déterminé en fonction de leurs caractéristiques biologiques et du cryoprotecteur utilisé. La durée du cycle de congélation est également définie en fonction du protocole.
En cas de panne de courant, les échantillons sont-ils perdus ?
Nos récipients sont tous construits à partir du principe de superisolation sous vide qui leur confère une autonomie statique optimale. Par conséquent, même en cas de panne, le taux d’évaporation de l’azote liquide reste faible, et les échantillons sont maintenus à une température ne remettant pas en cause leur survie. En cas de panne, il est également possible de remplir manuellement les récipients à l’aide d’une canne de soutirage reliée à votre réservoir principal d’azote liquide.
Peut-on conserver les échantillons dans de l'azote en phase gaz ?
En dessous de –130°C, l’ensemble de la machinerie enzymatique est totalement arrêté, et les échantillons peuvent être stockés pendant des durées théoriquement illimitées. Lors d’une cryoconservation en phase gaz, la température du récipient au dessus des échantillons est d’environ –160°C, la conservation y est donc parfaitement possible. Par ailleurs le fait de cryoconserver en phase gaz possède certains avantages par rapport à la cryoconservation en phase liquide (voir notre rubrique " Actualités ").
Quels sont les moyens pour approvisionner les récipients en azote liquide ?
Plusieurs solutions s’offrent à l’utilisateur d’azote liquide, en fonction du nombre de récipients à alimenter. Pour de petites quantités il est possible de stocker l’azote liquide dans des récipients auto-pressurisés de différentes tailles. Lorsqu’il s’agit de quantités plus importantes, il est préférable de relier les récipients à un vrac de plusieurs milliers de litres d’azote liquide, et ce, à travers une ligne sous vide superisolée.
En cas de perte d'un échantillon au fond du récipient, est-ce possible de le récupérer ?
Au cas où un échantillon tombe au fond d’un récipient, il est possible de le récupérer à l’aide de pinces spécialement adaptées. Cependant il faut être extrêmement vigilant et ne pas oublier que les gants cryobiologiques sont étudiés pour résister au froid gazeux et non pour être plongés dans l’azote liquide.